Cinémas, Films, Affiches de Meknès

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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Ghislaine Jousse-Veale le Dim 26 Fév - 22:42

Nostalgie à 24 images seconde

Il m'arrive souvent à penser à cette rue de la médina à Meknès où l'acteur principal était le 7eme art. J'ai souvenir de cet enfant qui collectionnait les chutes de film en acétate de cellulose, comme on collectionne des timbres ou de belles images. Comme je me rappelle de ce public de toutes origines et de toutes confessions, dont la plupart était pauvre, qui se retrouvait pour parler, crier, réagir, pleurer et applaudir aux exploits de ses héros, dans cette salle, rue Rouamzine, devenue un lieu social où le public communiait en partageant ses émotions.

Pour cet enfant, l'amour au cinéma, puis l'amour du cinéma allaient le conforter dans son rêve, faire du cinéma son métier. A travers les films il pouvait voir sa vie se transformer. Une vie passionnante, belle et nostalgique dans un Maroc qui lui faudra quitter. Ce cinéma omniprésent sera l'échappatoire d'une réalité pas toujours heureuse, car il n'existe de plus grande douleur au monde que la perte  de sa terre natale. La vie de cet enfant fut un long voyage à la rencontre de ses parents, de ses amis. Certains n'ont fait que passer, d'autres ont disparu emportant un peu de sa vie, un petit nombre est devenu un refuge.

Cet enfant après ce long voyage est devenu un vieil homme qui n'a jamais cessé d’être en admiration devant cette enseigne qui clignotait en lui faisant fermer les yeux.

Amitiés Claude
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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Ghislaine Jousse-Veale le Mar 28 Fév - 1:29

Le Rêve américain


Le cinématographe offrit des demi-dieux au public américain, comme Rome offrait des jeux aux romains. Ces demi-dieux ont été les principaux tenants du rêve américain.Ils véhiculèrent une certaine manière de vivre qui a fait miroiter de fausses réalités. Mais le matraquage opéré par les studios est loin d'avoir pu cacher qu'il n'a jamais été bon d’être pauvre aux États Unis. Hollywood va mettre en scène ce rêve en fabriquant un imaginaire pour l'ensemble de la planète. Pourtant ce rêve que l'on dit américain est un produit d'importation, c'est un idéal européen.
L'industrie cinématographique américaine ayant été fondée et dirigée pendant plus de 30 années par une poignée de juifs immigrés d'Europe de l'est. Car l'imaginaire hollywoodien reste avant tout le produit de la vénération que portaient ces immigrés à leur nouvelle terre d'accueil. Ils concoctèrent des rêves sur une colline aride du sud californien, des rêves qui durent encore. Qui n'a pas rêvé d’être le courageux baroudeur prêt à sauver sa belle, voire l'humanité. Qui n'a pas rêvé de devenir sorcier, de voyager dans l'espace simplement. Tout devient possible grâce au travail des techniciens du 7eme art. Que serait Dark Vador sans son célèbre souffle inventé par un ingénieur du son.

Les Dents de la mer seraient-elles aussi menaçantes sans la musique de John William. Comment Harry Potter ferait-il décoller son balai sans le coup de pouce des effets spéciaux. Que serait un été 42 sans la musique mystique de Michel Legrand. Cosmas mon grand-père avait rêvé de l'Amérique lorsqu'il fuyait son Anatolie natale mise à feu et à sang par l'Islam conquérante. J'ai à ma retraite concrétisé son rêve. Pourtant ce rêve terme créé pour désigner une société parfaite et imaginaire est loin de faire fantasmer. Les États Unis ont construit leur unité sur une série de principes communs, de croyances. Parmi ces croyances le rêve américain y a joué un rôle important.

A travers ses films, Hollywood a été le principal tenant de ce rêve. Il a véhiculé une certaine manière de vivre inaccessible à la majorité du peuple américain, en masquant la réalité et en véhiculant le mythe de l'abondance alors que certains américains sont surendettés, surexploités, au chômage et expropriés. Quelques immigrés d'Europe centrale fuyant les pogroms fondèrent cet empire, les studios de cinéma. Il sera le principal vecteur permettant de sensibiliser le public américain en quête de rêve. En l'idéalisant, ils découvrirent la formule gagnante leur permettant de faire de l'argent, car ce mythe fait vendre, le public étant acheteur de rêve. L'épaisse couche de fard qu'est ce rêve ne résiste pourtant pas à l'analyse. Il se résume en quelques mots, une minorité de nantis vit son rêve et une majorité se contente de le rêver. Les Malls, les grands magasins, les rues commerçantes font de l'Amérique un marché ambulant dont l'impératif est la consommation, une consommation inaccessible aux laissés pour compte. A travers les films que j'ai pu voir enfant,  que j'ai projetés par la suite, j'ai rêvé de l'Amérique, celle des belles américaines aux chromes abondants et étincelants, aux carrosseries arrondies, aux ailes de fusée, qui avaient pour nom Pontiac, Cadillac, Buick, Mercury.  

De l'Amérique des rouleaux de bonbons multicolores que les GI'S nous jetaient de leur jeep, place du général de Gaulle à Meknès, Celle des Juke-Boxes ventrus, étincelants de lumières pastellisées diffusant à longueur de journée les tubes d'Elvis, des Platters, de Bill Halley et de Fats Domino. J'ai rêvé de cette Amérique, alors que 15% des américains restent coincés dans la pauvreté et sont perçus par leurs concitoyens comme des loosers. Une idéologie basée sur le " no pain, no gain ", devenant une croyance collective laissant entendre que si vous restez pauvre,c'est de votre faute. En prenant un certain recul sur ce qui demeure ma passion, je m'interroge pour savoir si ces films que j'ai aimés ne sont pas le reflet de fausses réalités, des fausses réalités dépeintes par John Ford dans les Raisins de la Colères, magnifiquement portées à l'écran dans Arizona Dream, dans Easy Rider, dans West Side Story et Sur les Quais.

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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Ghislaine Jousse-Veale le Mar 28 Fév - 19:35

Autant en emporte le vent


Le cinéma historique a beaucoup emprunté aux autres arts populaire, comme le théâtre, le cirque et surtout la littérature qui lui a fourni de nombreux scénarios réussis. Autant en emporte le vent en est un exemple type. L'adaptation du roman de Margaret Mitchell à l'écran m'a permis de comprendre le pourquoi de cette guerre civile qui fut la plus sanglante de toute l'histoire des États Unis.
J'ai découvert que cette guerre ne fut pas civile comme l'interprétaient les vainqueurs, mais une guerre entre deux nations que tout opposait, le peuplement, les traditions, la culture, le climat et l'économie. Une guerre de conquête de la plus faible par la plus forte, la plus impérialiste et la plus peuplée. La démocratie sudiste moins peuplée succomba finalement sous le nombre et sous l'écrasante supériorité matérielle de la démocratie nordiste, après avoir remporté d'importantes batailles.

Sa défaite n'entrainera pas seulement la destruction de son indépendance politique et économique, mais aussi de sa civilisation. Dans les années de la reconstruction qui suivirent sa capitulation, le Sud fut soumis au pillage, à la vindicte et à la loi du Nord. Ce fut la première guerre de l'époque moderne où les enjeux étaient d'obtenir la mobilisation de l'opinion publique par la désinformation. Pour cela, on fabriqua un Sud haïssable, raciste et esclavagiste. Les prédicateurs nordistes dénoncèrent l'esclavage en présentant la société sudiste comme un bagne monstrueux, alors que l'Union des États du Sud était aussi démocratique que les états du Nord. C'est au Sud, en Virginie que s'est enracinée dans sa version originelle la matrice de la démocratie américaine. Les combattants de 1776 pour l'indépendance des 13 colonies et les Pères de la nation George Washington et Thomas Jefferson étaient Virginiens, comme le furent beaucoup de présidents avant que ne s'ouvre la fracture entre le Sud et le Nord.

Le discours esclavagiste à relent hypocrite et partiellement faux, permit de diaboliser les gens du Sud; Pendant plus de dix ans, tout sera fait pour empêcher que le Sud reprenne sa place prépondérante dans l'Union. Il sera déchu de tous ses droits et placé sous la dépendance de l'autorité militaire nordiste. Devant le pillage, les intimidations et les humiliations, un mouvement de résistance verra le jour dans le Tennessee au lendemain de Noël 1865, le Ku Klu Klan, seul recours possible contre l'arbitraire et les violences des radicaux du Nord. Mis en sommeil après la reconstruction, il réapparaitra sous une forme raciste et méprisable aux 19eme et 20eme siècles. Détruit par la guerre et la reconstruction orchestrées par les politiciens du Nord, le Sud survivra à travers l'épopée de ses enfants perdus, devenus hors-la-loi, les frères James, Cole Younger, Bill Doolin et tant d'autres furent contraints de continuer le combat pour leur compte personnel. Ils seront chantés du Texas au Kentucky, comme des émules de Robin des Bois.

L'Amérique aimant les héros, Hollywood décida de se les octroyer, Jess James deviendra le brigand bien-aimé, interprété par Tyrone Power et Robert Wagner. En voyant Autant en emporte le vent au cinéma, j'ai voulu relire le roman de Margaret Mitchell, cette grande dame qui a raconté la vie et la mort du Sud, qu'elle portait en elle au plus profond de son cœur.  En le parcourant, j'ai appris que l'union des états d'Amérique s'est faite au prix du meurtre délibéré de l'une des deux nation originelle et je me suis rendu compte qu' autant en emporte le vent témoignait mieux que les analyses des pseudos-historiens toujours prêts à jeter l'anathème sur le Sud. Et là la littératrure et le cinéma, deux voies royales, m'ont fait mieux comprendre ce que fut cette guerre. Une guerre qui ruina le Sud et fouetta l'activité économique du Nord. Elle décupla la fortune d'hommes d'affaires avisés, les Cook, les Jay Gould, les Morgan et les Rockefeller.

A la lecture d'Autant en emporte le vent, j'ai retrouvé les blanches plantations assoupies dans leur écrin de magnolia, les champs de coton, les gentlemen raffinés et les jeunes femmes en crinoline. J'ai assisté au calvaire de Gettysburg, d'Atlanta et d'Appotomax. J'ai compris que malgré la résolution de Jefferson Davis, malgré le génie militaire du général Lee, la fougue de Stonewall Jackson ou de Beauregard. Malgré l'audace des forceurs de blocus, la témérité des raids de cavalerie, l’héroïsme des femmes sudistes, que rien n'a pu contrebalancer la supériorité écrasante du Nord et sa volonté de conquête. A quand un roman et un film sur l'histoire de l'algérie et sur l'exode des Pieds Noirs, à quand cette revanche attendue contre la désinformation, le mensonge, la trahison et la calomnie. Le cinéma français continue à ignorer cette foirfaiture en laissant le champ libre à des productions d'une partialité révoltante, qui ne sont que de grossières machines de propagande algérienne, où la vérité est bafouée. Le long métrage de Rachid Bouchareb, Hors la loi, consacré aux événements de Sétif, fait partie de ces films faisant l’apologie de contrevérités historiques en gommant du contexte ce qui s'est réellement passé.

Des contrevérités que subventionnent les télévisions nationales, le Centre National de la cinématographie française et qui sont acclamées au Festival de Cannes par les bobos de la pensée unique au nom de la liberté d'expression.

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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Admin le Mer 8 Mar - 18:13

Le rêve américain a la nostalgie tenace...Voici Tombstone en Arizona


Une dilligence (animation touristique) dans Allen Street à Tombstone...

Tombstone est une ville américaine située dans le comté de Cochise, en Arizona fondée en 1879.
Et comme dirait l'ami Claude Sandeaux, Tombstone, c'est la Californie, c'est la diligence poursuivit par les indiens, c'est la ruée vers l'or (ou l'argent), c'est la fusillade vengeresse dans les saloons, c'est cette ville tout en bois qui brûle comme une allumette, c'est "le bon la brute et le truand", c'est le "règlement de compte à OK Corral (en 1881)...

Enfin...... c'est le cinéma qui se perpétue à travers ces images d'une époque épique et révolue ....

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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Ghislaine Jousse-Veale le Mer 8 Mar - 22:03

J'ai bien connu Tombstone ou nous y passions des heures presque chaque annee quand mes enfants etaient encore des enfants...ahaha...- Une centaine de kms de Tucson ou nous venions chez ma mere  pendant les vacances d'ecoles de l'ete...Une chaleur terrible dans cet endroit....
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la liste noire

Message  sandeaux le Dim 19 Mar - 15:09

Pour bon nombre de gens du spectacle, le maccarthysme a été le symbole de l'intolérance et de la peur aveugle. J'ai la conviction que bien des choses ont été volontairement exagérées. Il s'agit d'une des plus belles réussites de la propagande, mise en scène par l'appareil du parti communiste américain pour cacher l'influence de certaines associations syndicales de gauche sur la société et le cinéma américain. A Hollywood, le parti communiste était composé de réalisateurs, de scénaristes et d'acteurs engagés dont une proportion non négligeable était des intellectuels originaires des pays de l'est ayant fuit les pogromes.  Les plus acharnés étaient des progressistes ayant milité contre le nazisme et le fascisme lors de la guerre d'Espagne. les plus engagés souhaitaient détruire la société chrétienne bourgeoise qu'ils rejetaient à travers des films anti-chrétiens, comme ils rejetaient la petite société juive bourgeoise et réactionnaire représentée par les dirigeants des principales compagnies. Une société bourgeoise nourrissant une profonde méfiance à l'égard de leurs engagements politiques qui jetaient le discrédit sur l'ensemble de la communauté immigrée, beaucoup des leurs étant inscrit sur la liste noire.
Hollywood apparaissait à cette époque comme une citadelle du conservatisme qu'il fallait à tout prix abattre. Elia Kazan , réalisateur était inscrit sur la liste noire après avoir avoué qu'il était communiste. Lors d'une audition devant la commission d'investigation, il donna les raisons qui le firent quitter le parti; J'en avais assez d’être enrégimenté, embrigadé, assez d'entendre dire ce que je devais penser, dire et faire. J'avais senti le gout de la vie dans un état policier et je ne l'aimais guère, j'avais constaté qu'on m'utilisait.
Si le monde du spectacle et des médias s'est ému et s'émeut à tord ou à raison de ce que fut la sombre période du maccarthisme qui poussa un grand nombre de cinéastes de gauche à s'exiler, il est à noter que certaines victimes réintégrèrent les studios après une période d'inactivité . Il serait bon de mettre en parallèle à cette chasse aux sorcière celle vécu par certains cinéastes russes qui finirent dans les camps de la mort si chers à Staline. Comme il serait bon de se rappeler celle organisée en France lors de la libération qui a vu les communistes et leurs alliés, se chargeaient de trancher le sort des collaborateurs dans les milieux du théâtre et du cinéma, alors qu'un bon nombre étaient  innocents. En France occupée de grands cinéaste comme Henri Georges Clouzot s'exposaient à encourir les foudres de la censure officielle ou se voir traités de collaborateurs.
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Message  Ghislaine Jousse-Veale le Dim 19 Mar - 15:38

Bonjour Claude et bonne journee au Consulat - Excellent cet article et merci.
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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Admin le Mer 22 Mar - 19:55

Transfert d'un post...

L'Homme des vallées perdues

Le film est un archétype du western avec un héros solitaire. Nul ne sait d'où vient ce héros (Shane), nul ne sait où il va ; vêtu de blanc, Alan Ladd incarne le mythe du cow-boy redresseur de torts, opposé à une figure du mal absolu : le bandit.



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Alan Ladd

Message  sandeaux le Mer 22 Mar - 22:29

La silhouette d'Alan Ladd peut paraitre à première vue mieux faite pour les films policiers que pour les westerns. Alan Ladd débute sa carrière cinématographique dans des rôles de tueurs inquiétants où il donna le meilleur de lui-même en interprétant Tueurs à Gages, Le Dahlia bleu et La Cité de verre.
Dans ces deux derniers films, il partageait la vedette avec Véronica Lake. En vieillissant, il perdra sa grâce angélique d'ange déchu pour incarner dans les westerns, la solitude du hors-la-loi. Son rôle le plus célèbre reste celui du mythique voyageur errant de L'Homme des vallées perdues ( Shane 1953 ) réalisé par George Steven. Il tournera par la suite, La Brigade héroïque signé par Raoul Walsh, l'Aigle solitaire avec Charles Bronson de Delmer Daves, La Maitresse de fer de Gordon Douglas, une biographie romanesque de Jim Bowie, Marqué au fer où il incarne de nouveau un cavalier solitaire ayant pour amis que ses pistolets et son cheval.
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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Admin le Mer 22 Mar - 23:04

Alan Ladd ou Shane, "l'homme des vallées perdues"...

Je crois que c'est chez toi, au Caméra, que j'ai vu ce film...Une histoire facile, un paysage grandiose, un thème très commun, un justicier beau et brave venu d'ailleurs, un sauveur en fait, et, au final, un appel dans la vallée que l'écho répète..."Shane, Shane...
Ce film a pourtant marqué les jeunes esprits, au point d'en parler presque 70 ans plus tard...

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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  sandeaux le Mer 22 Mar - 23:36

Le film est L'Homme des vallées perdues est sorti à l'ABC, salle présentant certaines productions MGM et Pramount, les films Columbia étant programmés au Régent. Warner Bros, Artistes Associés, 20th Century Fox,Universal, Rank, Cinédis, Républic Pictures au Caméra et à l'Empire.
Les grands westerns présentés dans les salles de mes parents: La chevauchée fantastique, La Poursuite infernale, La charge héroïque, La Prisonnière du désert, Rio Bravo, Rio Grande, Les 7 mercenaires, Les Cavaliers,
Les Grands réalisateurs  ayant abordé avec succès le Western et s'affirmant comme les maitres des westerns et des films d'action, John Ford, Michael Curtis, Raoul Walsh, Howard Hawks.
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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Lucien Calatayud le Jeu 23 Mar - 9:08

Un grand BRAVO à vous CLAUDE et JIMMY qui nous remémorez ces délicieux moments. Comme on se plait à dire et à répéter: c'était le bon temps! Parce que c'était le temps des découvertes des espaces et celles d'un monde jusque là inconnu, bref: le temps où nous sortions des salles avec des yeux d'enfants émerveillés. Very Happy
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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Admin le Jeu 23 Mar - 15:57

Claude,

A l'ABC, dis tu, pour ce qui est du film "l'homme des vallées perdues"...???  Je pensais pourtant bien que c'était au Caméra...!!!

Mais, comme dit Lucien, on est là pour le rappel du bon vieux temps. Et le bon vieux temps, pour moi, s'appelle "Cinéma". J'en ai déjà parlé ailleurs...
Et puisque l'on a (pas) parlé de "l'Empire", j'ai quelques souvenirs encore chauds dans la tête.

- La môme vert de gris - du rififi chez les hommes - Luis Mariano chantant "c'est la pluie qui tombe goutte à goutte, c'est la pluie qui fait chanter les cœurs, dans je ne sais plus quel film - Mirages de la vie. on ne prononçait pas encore "imitation of life"... pas assez féru en langues étrangères Razz Razz  - Les diaboliques - et, et, et....... le Salaire de la Peur, 1954/55...(????) ARGH...!!! affraid  .... la trouille durant tout le film.

Et je pense que tous ces films ont été vus à l'Empire....!!! Claude va certainement rectifier, mais je ne crois pas me tromper...king king

Un film cependant qui m'a marqué sentimentalement ... : " le long des trottoirs " Et pour rendre la journée encore plus triste, il pleuvait des cordes à la sortie du ciné, d'où l'obligation de s'abriter sous la rue de la Voûte....

Un rapide synopsis.... mais très rapide.... :  Une magnifique jeune fille, blonde aux yeux clairs, qui, sortant de l'orphelinat, ne trouve rien d'autre que de faire appel "aux bonnes volontés masculines" en "longeant les trottoirs" pour gagner sa vie....la pauvrette...c'est Danik Patisson.

Une femme de l'assistance Publique (Anne Vernon) veut la sauver de cette "mauvaise passe" Twisted Evil, prend la jeune fille sous son aile protectrice, la fait embaucher par son fiancé (François Guérin), médecin de son état...
Il arrive ce qui devait naturellement arriver.... (on est au cinéma...) Danik et François s'aiment d'un amour fou, au grand dam d' Anne, laquelle s'enfuit à travers la ville (sous une pluie battante, là aussi...)....la circulation, la nuit, les lumières, les routes glissantes... : Anne tombe et passe sous une voiture...

Sad Sad Sad Sad ..... Quand on a 15 ans, un futur homme.... on peut avoir du chagrin aussi, nous, les spectateurs... Embarassed Embarassed Embarassed

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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  sandeaux le Jeu 23 Mar - 18:40

Le Caméra a programmé tous les films d'Henri-Georges Clouzot, L'assassin habite au 21/ Le Corbeau/ Quai des Orfèvres/ Le Salaire de la peur/ Les Diaboliques. Certains films de René Clément La Bataille du Rail/ Jeux Interdits/ Monsieur Ripois/ Gervaise: Plein Soleil.
Les films de Marcel Carné Drôle de drame/ Hôtel du Nord/ Quai des Brumes/ Le Jour se lève/ Les visiteurs du soir/ Les enfants du Paradis. Les films de Marc Allégret Mamz'elle nitouche/Fanny: Les Amants terrible. Les films de Jules Dassin Les démons de la liberté/ Du Rififi chez les homme/ Celui qui doit mourir/ Jamais le dimanche. Les films de Jean Delannoy La Symphonie Pastorale/ Chiens perdus sans collier/Maigret tend un piège/  Notre-Dame de Paris. Les films de Jean Renoir  La Grande Illusion/ La Bête humaine. Les films d'Henri Verneuil Le fruit défendu/ Le mouton à 5 pattes/  De Claude Autant-Lara Le Diable au corps/ L'auberge Rouge/Le Blé en herbe/ Le Rouge et le noir/ La traversée de Paris/ En cas de malheur.
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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Grostefan Alain le Sam 1 Avr - 2:24

Le Caméra cher à Claude SANDEAUX
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Le Caméra

Message  sandeaux le Sam 1 Avr - 9:14

Le Caméra a été pour moi une grande cour de récréation et pour cela je voudrais remercier mes parents d'avoir pu y jouer. Il a été aussi une école de vie, il m'a permis de me cultiver, de me sortir du quotidien. Il m'a raconté le monde, celui des trains entrés en gare de la Ciotat, celui de Méliès, qui après avoir sauté à pieds joints à travers l'écran tendu par les frères Lumière, retomba dans l'univers de  Lewis Carroll. Le Caméra m' a ouvert les yeux sur les contrées lointaines, je les ai vues sur grand écran, en Technicolor. Il a nourri mon imaginaire, j'ai pu découvrir L'Amérique des grandes chevauchées, si chères à John Ford, le New York de Manhattan celui de Woody Allen, l'Italie de Luchino Visconti, de Frédérico Fellini tablant sur les rondeurs de ses belles italiennes. j'ai pu grâce à lui faire une longue balade buissonnière à la recherche de la pensée grecque en compagnie de Zorba. Le Caméra m'a fait aimer la France, celle de Marcel Carné, de Claude Autant-Lara, de Pagnol, de Renoir. Le Caméra si cher à mon enfance, cette salle mystique, de lumière pénétrées continue à me hanter.
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De la part de Claude Sandeaux

Message  Ghislaine Jousse-Veale le Mer 31 Mai - 22:05

       

Mythe parmi les mythes, John Wayne est toujours considéré comme l'acteur numéro un du cinéma américain. Aux yeux de nombreux cinéphiles, il symbolise la grandeur d’âme, la droiture, l'honneur du pays.
Enfant, il connaissait toutes les légendes de l'ouest, il adorait écouter son grand-père, vétéran de la guerre de sécession  lui parler de Jesse James, de Billy le Kid, du juge Roy Bean et de Butch Cassidy.

A cinq ans, John Wayne montait à cheval aussi bien que le faisaient les cow-boys du siècle précédent, il savait jouer du lasso et manipuler des armes en bois. Élevé à la dure, le jeune Marion Michael Morrison entra dans la vie active à 13 ans, afin d'aider ses parents financièrement ruinés. Il devient garçon de courses, laveur de voitures, garçon de café et contrôleur de billets dans un théâtres. L'argent dont il disposait, il le remettait généreusement à sa mère, conservant quelques dollars pour s'offrir des places de cinéma afin de découvrir un nouveau genre de film qui faisait fureur à l'écran, le western dont les héros avaient pour nom Douglas Fairbanks, Tom Mix, Buck Jones et Hopalong Cassidy.

Après trois années passées à l'Université de Californie du Sud, il se présentera au concours d'entrée à l'école Navale d'Annapolis, mais pour Marion le choix était cornélien devenir joueur professionnel de football, continuer ses études universitaires ou faire de la figuration à Hollywood et ainsi découvrir les coulisses de ce monde mystérieux et si envoutant  qu'est le cinéma. Sa rencontre avec un borgne mondialement célèbre sera déterminante. John Ford lui proposant de faire de la figuration dans de nombreux films produits par la Fox Films Corporation.

Sur la piste des géants réalisé par Raoul Walsh allait permettre à Marion obtenir son premier rôle d'acteur, Marion, Michael, Morisson cédant la place à John Wayne.
Le triomphe de la Chevauchée fantastique en 1939, permettra à John Wayne d'enchainer succès, après succès Aux yeux  de tous ceux qui aiment le cinéma des grands espaces, de l'aventure et du western, John Wayne demeure à jamais " le dernier des géants ".
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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  HUGUETTE ROMERO le Lun 5 Juin - 13:11

 L'EMPIRE  A ÉTÉ  DÉMOLI  RÉCEMMENT ... Sad
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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Lucien Calatayud le Lun 5 Juin - 15:29

Salut tout le monde

Au sujet de l'Empire:
J'avais été chargé de prendre un certain nombre de places à l'Empire. Une bonne dizaine si je me souviens bien.
A l'entrée dans la salle, je donne l'ensemble des billets à la jeune ouvreuse qui, ayant compté les participants  me dit: "Et vous, vous n'avez pas de billet?"
Une personne s'était ajoutée sans que j'en sois informé. Comble de malheur, le guichet était fermé ou il n'y avait plus de place disponible.
Je suis donc revenu vers l'ouvreuse pour m'excuser et l'informer que je ne pouvais pas rentrer.
Comme à cette époque j'avais une bonne gueule et qu'en plus elle (ma gueule) paraissait sincèrement désolée, la gentille ouvreuse m'a installé tout près d'elle sur un strapontin.
Je crois même que j'ai bien plus regardé du coin de l'œil la gentille ouvreuse que le film. Parce qu'elle était vraiment mignonne et  elle sentait tellement bon. Pas une seconde j'ai regretté d'être  aussi mal assis sur un strapontin.  Laughing
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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Admin le Lun 5 Juin - 16:17

HUGUETTE ROMERO a écrit:
 L'EMPIRE  A ÉTÉ  DÉMOLI  RÉCEMMENT ... Sad

Cela devait arriver un jour ou l'autre.... De plus, compte tenu de la nouvelle architecture et image de Meknès, l'immeuble "Empire" faisait pâle figure à côté...
Mais..... c'était notre "Empire" à ciel ouvert où étincelaient nos étoiles...!!! encore une nouvelle page de tournée...



Le parc des salles de cinéma au Maroc se réduit comme peau de chagrin. A Meknès, le cinéma Empire vient d’être à son tour démoli. Au grand dam des férus du Septième art.

Le cinéma Empire de Meknès n’est plus que poussière de béton. La démolition de cette salle est presque achevée. La ville ne compte plus à présent qu’une seule salle : le cinéma Caméra.

L’empire de Meknès existait bien avant l’indépendance du Maroc et appartenait à un certain Mohamed Tazi. Il était l’exploitant mais le bâtiment était devenu par la suite la propriété des Habous.

Un immeuble sera érigé dans ce haut lieu du cinéma, là où étaient projetés les plus beau films à l’époque coloniale et post-indépendance.

Par Qods Chabaa

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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Grostefan Alain le Lun 5 Juin - 19:16

ANDRE & CO
Si les bâtisseurs avaient la bonne idée de donner  à ce futur immeuble le nom de "Empire State Maroc" ce serait un clin d'oeil vers le passé. Very Happy
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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  sandeaux le Lun 5 Juin - 19:28

Rectificatif:


Bien avant l'indépendance du Maroc, l'Empire appartenait à Cosme Sandeaux , mon grand-père, propriétaire du fonds de commerce. Les Habous étant propriétaires des murs, tout comme ils étaient d'ailleurs propriétaires des murs du Mondial.
Mr Tazi était et est propriétaire du Caméra.
Je pense qu'à l'Empire, Tazi avait acheté des actions , suite à la mise en liquidation de la société Meknès-spectacle créé par mon grand-père en 1926 chez maitre Chauffaut, notaire à Casablanca et dirigée par Marius Sandeaux. Tazi avait gardé comme directeur, programmateur Marius.

Mon grand-père me disait " Aucune force au monde ne pourra arrêter celui qui rêve, celui qui construit, même sur des cendres, ce lui qui aime, qui espère en la vie" Avide de réussir après avoir fui l'Anatolie mise à feu et à sang par les Ottomans, Cosme se retrouva à Meknès après un long et dangereux voyage, avec comme unique bagage un gramophone et des disques et avec pour rêve réussir son intégration. Un rêve qui allait aboutir dans les rues populeuses de la Médina et avenue de la République en ville-nouvelle. Le cinéma sera l'antithèse de ses humiliations et l'instrument de son assimilation à la nation française. Je garde de Cosme, mon-grand père le souvenir d'un homme hors du commun. Ma vie a commencé dans une épicerie d'une rue pauvre qui conduisait sous le soleil féroce de l'après-midi place El Hédine, dans une famille qui avait jailli des confins du ghetto turc, une famille de grecs de seconde zone, devenus anonymes, perdus dans le pandémonium anatolien.
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Re: Cinémas, Films, Affiches de Meknès

Message  Ghislaine Jousse-Veale le Lun 5 Juin - 19:48

De la part de Claude Sandeaux

Disparition de l'Empire, ce cinéma rue de la République créé par mon-grand père.


A l'image des immigrants juifs d'Europe centrale qui croyaient au rêve américain en s'investissant dans l'industrie cinématographique et en créant Hollywood et des salles de cinéma. Cosme Sandeaux, mon grand-père força la porte des courants dominants de la société française en se réinventant et en bâtissant deux salles de cinéma, le Mondial en Médina et l'Empire en ville nouvelle de Meknès.

Pour créer ces salles, il fallait échapper au passé, en effaçant ses racines anatoliennes, sa langue, ses coutumes. En substituant à son nom Xanthopoulos, celui de Sandeaux. Cosme adopta un style nouveau, un style fait pour devenir un français à part entière. La France, pour mon grand-père et le cinéma, c'était le baptême par purification et le renouveau. Il considérait le cinématographe comme une activité durable, contrairement à ceux qui n'y voyait qu'un simple moyen temporaire pour s'enrichir.

Après l’avènement du cinéma qui en était à ses prémices au Maroc, Cosme était convaincu que le cinéma était bien un métier à part entière et non pas qu'un simple divertissement, qu'il pouvait assumer plusieurs rôles, celui d’être un spectacle, un outil pédagogique et un tremplin entre l'imaginaire et la réalité. Après avoir réuni toutes ses économies et mis au clou son gramophone, il entra dans le métier en mobilisant la force de travail de toute sa famille et plus particulièrement celle de son fils Antoine, mon père. Ceci afin d'aménager un épicerie et un bar en salle de spectacle.

L'épicerie et le bar céderont progressivement la place au cinématographe, la pellicule remplaçant les épices, les bobines de film, les rayonnages,pour l'équivalent d'une pièce de monnaie, les spectateurs de toutes origines et de toutes confessions se retrouvaient devant une toile blanche à la recherche de l'évasion. Le cinéma étant devenu l'influence culturelle la plus puissante du monde, plus puissante que la presse elle même, un langage universel, un espéranto pour les yeux.  

Pour s'imager ce que fut aux yeux de Cosme et d'Antoine le principal attrait du cinéma, il fallait comprendre leur soif d'assimilation et la manière unique dont le cinéma était susceptible d'assouvir leur soif. J'allais immerger dans un univers où mes berceuses favorites étaient le cliquetis des projecteurs et les génériques des films.Sans Cosme, il n'y aurait eu ce petit bonheur des pauvres, ce Mondial, rue Rouamzine, ni cette belle salle qui vient de disparaitre, avenue de la République, le cinéma Empire, ce royaume d'ombres et de lumières.
La lumière s'est définitivement éteinte, m'emplissant de tristesse.

Cosme Sandeaux
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